Mes collègues

'J'ai testé pour vous le mentoring d'étudiant'

Cette année, le catalogue #ourjob2 met l'accent sur le mécénat de compétences. Et vous propose par exemple d'accompagner, pour une durée de deux ans, un étudiant de l'enseignement supérieur issu d'un milieu défavorisé. Une aventure humaine "enrichissante et rafraîchissante", comme l'explique Pascal Gilliard (CIB Capital Markets, Corporate Banking).

On voit les gens grandir et prendre de l'assurance, et on ressent de la fierté d'y contribuer un peuPascal Gilliard
Capital Markets Brussels Platform

Pascal, qu'est-ce qui vous a donné envie de vous engager?
"Le mentoring n'est pas une expérience nouvelle pour moi: je l'avais déjà pratiqué une bonne dizaine de fois, tant dans le cadre de ma vie professionnelle que privée. En accompagnant notamment un étudiant allemand rencontré via des amis lorsque je travaillais à Hong Kong ou, par exemple, un collaborateur qui en avait exprimé le besoin. Mais ce qui est génial, c'est que la relation mentor-mentee est toujours différente. Dès lors, quand j'ai appris qu'il était possible d'accompagner un étudiant grâce à un partenariat entre la banque et l'ASBL Be.Face, je n'ai pas hésité à me porter volontaire."

Depuis quand accompagnez-vous 'votre' étudiant?
"Nous nous sommes rencontrés pour la première fois il y a un an et demi, environ. A l'époque, Floribert, issu d'une famille nombreuse monoparentale, terminait un baccalauréat aux Facultés Saint-Louis, à Bruxelles. Aujourd'hui, il poursuit ses études en 1re Master Ingénieur de gestion à Louvain-la-Neuve, et tout semble très bien se passer pour lui. Au total, nous nous sommes vus sept ou huit fois, je pense."

En quoi consiste l'aide que vous lui apportez?
"L'objectif principal, au départ, était de l'aider à décrocher un stage à l'étranger. C'est chose faite, donc on peut déjà considérer que l'expérience est un succès! De façon générale, mon aide porte sur trois points: mettre mon réseau, professionnel et/ou privé, à disposition; lui donner des conseils ponctuels sur la rédaction d'un nouveau CV ou d'une lettre de motivation, par exemple; et, enfin, répondre à toutes les questions qu'il tient à me poser. Dans son cas, elles portent la plupart du temps sur la suite de son parcours, après ses études. Il me demande mon avis, tâte le terrain pour savoir si ses idées ont du sens… Être un mentor, selon moi, c'est plus donner des pistes que des réponses. Ce n'est pas 'faire', mais 'aider à faire'. C'est du guidage. Floribert l'a bien compris et est d'ailleurs très débrouillard: il a déjà attrapé l'excellent réflexe de prendre contact directement avec les bons interlocuteurs, sans plus passer par moi. Et je l'en félicite!"

Personnellement, que retirez-vous de cette relation?
"Un plaisir un peu égoïste, tout d'abord: le mentoring, c'est quelque chose qui me plait vraiment. On se sent utile, on voit les gens grandir et prendre de l'assurance, et on ressent de la fierté d'y contribuer, ne fut-ce que modestement. Dans ce cas-ci, ça me permet aussi de rester en contact avec la jeune génération, d'échanger des idées avec quelqu'un qui ne réfléchit pas de la même manière que moi à son âge. À l'époque, j'étais juste content d'avoir une chouette opportunité de travail. Les jeunes, aujourd'hui, se donnent des objectifs de vie plutôt que d'emploi; ils acceptent moins bien le formatage et veulent pouvoir choisir l'orientation à donner à leur vie. C'est un éclairage différent, ça me fait réfléchir. Le mentoring, ce n'est pas un monologue entre un sage et un néophyte; c'est une relation enrichissante et rafraîchissante, tant pour le mentee que le mentor."

Vous recommandez donc cette expérience à tous les collaborateurs?
"Absolument. Il n'y a pas de prérequis pour s'inscrire. La seule condition, c'est d'être prêt à consacrer du temps, plusieurs fois par an, à un étudiant qui a besoin d'aide. De façon très flexible: Be.Face, qui se charge de composer les 'couples', nous laisse beaucoup de liberté. Etant donné que les deux parties sont demandeuses, car inscrites de façon spontanée, il n'y a pas de raison que cela se passe mal. C'est une expérience qui vaut la peine d'être vécue."


EN SAVOIR PLUS
L'ASBL Be.Face, à l'origine de ce programme de mentorat d'étudiants, recherche constamment des collaborateurs disposés à accompagner, bénévolement, un étudiant de l'enseignement supérieur. Principalement dans les régions de Bruxelles et de Liège, pour l'instant. Pour de plus amples infos, ou pour vous inscrire en tant que mentor, rendez-vous sur la page Echonet #ourjob2, dans l’activité mentoring, ou envoyez un e-mail à l'adresse ourjob2@bnpparibasfortis.com.

Dans le cadre de son partenariat avec Be.Face, la banque vous permet aussi, notamment, de parrainer un chercheur d'emploi en difficulté (cela fera d'ailleurs l'objet d'un article ultérieur).

Pour retrouver toutes les activités #ourjob2, consultez le catalogue (mot de passe: CSR2019). Chaque participation permet, grâce au partenariat entre la banque et l'association WeForest, de planter un arbre en Zambie.

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